Podcast Municipales 2026 !
Ecouter le podcast en intégralité par ici : https://podcasts.tendanceouest.com/episode-15569-municipales-2026-au-havre-democratie-participative-ville-haute-contre-ville-basse-et-sante-reecoutez-le-debat-entre-les-sept-listes/
Voici les questions et nos réponses en détail :
Démocratie participative et place du citoyen
Nous voulons réenchanter la politique par le local en s'opposant à l'élitisme et à l'hyper-professionnalisation du personnel politique.
Nous souhaitons faire du Havre une commune participative où élus, agents et habitants travaillent concrètement ensemble.
Notre principe de base, est le "travail associé" : toute décision importante réunit quatre légitimités — les élus pour la légitimité élective, les agents pour leur connaissance technique du terrain, les habitants en tant qu'experts d'usage de leur propre vie, et la société civile — associations, syndicats, collectifs, acteurs du tissus économique . Chacun apporte ce que l'autre n'a pas.
Concrètement, nous allons remplacer les commissions municipales fermées — où seuls les élus décident entre eux — par des groupes de travail ouverts.
Chaque groupe de travail est constitué d’un ou plusieurs élus pilotent , des agent de la commune, des habitants volontaires et des habitants tirés au sort. Chaque groupe aura un budget réel et un vrai pouvoir de décision. Ce ne seront pas des réunions où on vous écoute poliment pour faire ensuite ce qu'on avait décidé. Ce seront des espaces où les décisions se fabriquent ensemble.
Pour toucher ceux qu'on n'entend jamais — les actifs, les jeunes, les familles monoparentales, les personnes qui ne se sentent pas légitimes — nos élus et les agents municipaux feront du porte-à-porte en binôme. Nous irons chercher les habitants tirés au sort directement chez eux pour leur dire : votre avis compte, venez.
Nos agents municipaux ne seront plus de simples exécutants. Ils co-construiront les politiques avec les élus et avec vous. Ce travail à trois change la qualité des décisions : elles intègreront la vision politique des élus, la réalité du terrain des agents, et le vécu des habitants.
Et les élus minoritaires — quelle que soit leur liste — ne seront pas relégués dans l'opposition. Nous leur ouvrirons les groupes de travail parce que l'intelligence collective ne s'arrête pas aux frontières d'une majorité.
Tout ce que je vous décris, d'autres communes le font depuis 2020 — à Vaour, à La Crèche, à Quimper, à Poitiers. Ce n'est pas une utopie. C'est une méthode qui existe, qui fonctionne, et que nous allons mettre en place au Havre
Ville haute et basse, y a t il 2 villes au Havre ?
Administrativement, non. Il n'y a qu'une seule ville. Mais dans la réalité vécue par les Havraises et les Havrais ? La question mérite qu'on la regarde en face — et avec honnêteté.
Cette falaise qui coupe notre ville en deux, ce n'est pas qu'une question de géographie. C'est une frontière sociale. Mais attention : cette fracture ne se résume pas au haut et au bas. En ville basse aussi, il existe des quartiers populaires qui vivent l'exclusion.
Car le vrai sujet, c'est celui de la légitimité. Qui se sent chez soi dans l'ensemble de cette ville ?
Des travaux en sociologie urbaine montrent que la stigmatisation des quartiers populaires produit quelque chose de dévastateur : des habitants qui s'auto-restreignent, qui évitent certains espaces du centre, certains équipements culturels, certains lieux — parce qu'ils ont intériorisé l'idée que ces espaces ne sont pas pour eux. Ce n'est pas de la fatalité. C'est le résultat de politiques, de représentations, de discriminations accumulées.
Il existe un droit à la ville — le droit de tous à habiter, à utiliser, à façonner l'espace urbain. Au Havre, ce droit est à géométrie variable.
Notre programme y répond : transports gratuits, pistes cyclables, budgets participatifs, ateliers urbains de proximité, médiation culturelle, équipements sportifs accessibles à toutes et tous — y compris aux femmes, aux enfants et aux personnes à mobilité réduite.
Notre conviction est que chaque habitant est légitime dans chaque quartier de sa propre ville.
Notre ambition, c'est une ville réunifiée — où la topographie, le code postal ou le regard des autres ne deviennent plus le destin de personne.
On nous parle souvent de santé comme si elle se résumait à un médecin ou à son absence.
Mais la santé, c'est d'abord la ville dans laquelle vous vivez. C'est l'air que vous respirez en attendant le bus. C'est la piste cyclable qui n'existe pas encore et qui vous oblige à prendre votre voiture. C'est la ville minérale, asphaltée, où le vivant peine à trouver sa place et où nos enfants ne circulent plus librement.
Ce que nous portons, c'est une vision globale de la santé urbaine : la santé se fabrique dans chaque décision d'aménagement, dans chaque politique publique, dans chaque quartier.
Et ce programme, nous ne l'avons pas écrit seuls dans un bureau. Voilà ce qui nous distingue : nous ne descendons pas avec des solutions toutes faites. Nous construisons les politiques avec vous, par l'intelligence collective, par des budgets participatifs, par la démocratie directe. Ce texte, c'est votre parole mise en actes.
Alors oui, nous créerons des centres de santé municipaux — pour attirer des médecins qui veulent exercer dans un cadre salarié, pluriprofessionnel, serein. Et nous irons plus loin : nous voulons soutenir les jeunes havrais issus des milieux populaires qui souhaitent faire des études de médecine, parce que former localement, c'est soigner localement. Nous déploierons un réseau d'infirmières municipales dans les quartiers, pour la prévention, pour le lien, pour les plus vulnérables.
L'alimentation, c'est aussi de la santé — et c'est une urgence sociale. Nous lancerons l'ordonnance verte : chaque femme enceinte, chaque enfant jusqu'à 2 ans recevra un panier hebdomadaire de fruits et légumes bio, locaux et de saison. Parce que les premières années de vie sont déterminantes, et que les perturbateurs endocriniens ne devraient pas être une fatalité. Mais nous voulons aller encore plus loin avec l'expérimentation d'une sécurité sociale de l'alimentation : un droit universel à une alimentation saine, financé collectivement, géré démocratiquement — comme la Sécu l'a fait pour les soins. Ce n'est pas une utopie, c'est une construction politique que des territoires pionniers expérimentent déjà.
Enfin, il y a une conviction profonde dans notre programme : on ne peut pas préserver la santé des habitants sans préserver celle de leur environnement. Nous portons la personnification juridique de l'air et de l'eau — leur reconnaître une existence juridique, c'est les protéger concrètement. Ce n'est plus de la poésie : c'est obliger chaque décision municipale — urbanisme, mobilité, industrie — à répondre d'une question simple : est-ce que cela protège ou abîme l'air et l'eau de nos enfants ? C'est inscrire la santé environnementale au cœur de la gouvernance.
Parce qu'une ville en bonne santé, c'est une ville qui écoute ses habitants — et qui protège ce qui les fait vivre.
Le Havre peut faire autrement. Notre liste citoyenne et participative propose une ville qui se décide ensemble.
En luttant activement contre le sexisme, le racisme et le validisme dès l'éducation, nous économiserons des vies et des ressources pour financer une ville enfin solidaire et inclusive pour tous.
Nous ferons du Havre une ville refuge, accueillante inconditionnellement dans respect de la dignité et des droits humains.
Pas de promesses venues d'en haut : une démocratie vivante, au quotidien.